Development finance trends / Tendance du financement du développement

Traduction en français ci-dessous

 

GHA has published a series of policy briefs which aims at analysing political trends in development finance and informing the decision making process at the French, EU and global levels:

The adoption of Agenda 2030 launched a new era for development in terms of scale and ambition. For the first time, the international community agreed on universal goals and recognised that the fight against all forms of poverty and inequalities was at a crossroads between social, environmental and economic needs. The adoption of an agenda that aims to “leave no one behind” initiated a narrative shift with equity at the heart of the policy response. 

As part of the roadmap to reach the Sustainable Development Goals (SDGs), the Addis Ababa Action Agenda launched a new development finance agenda. The international community agreed that the financial gap of US $2.5tn per year to achieve the SDGs by 2030 in developing countries will only be filled with the contribution of all sources of financing: external and domestic, public and private. As a result, Official Development Assistance (ODA) is increasingly framed as a catalyst to leverage other sources of investments, including from the private sector, in order to jump from “billions” to “trillions” and fill the funding and development gaps.

In parallel, development policy underwent a major shift. It moved from being a policy field in its own right, with a specific implementation logic (aid effectiveness principles) and historic mandate (poverty reduction) to being integrated into other policy fields such as migration management, security and defence and economic investments. While in theory this integration could have been valuable, for instance to enhance policy coherence or give greater prominence to development, development objectives have instead increasingly been subordinated to the above-mentioned policy fields. This shift considerably changed development policies’ objectives and budgets, as well as global norms. 

In order to contribute to the on-going policy dialogue on global development, GHA analysed new instruments developed by bilateral, regional and multilateral donors and their compliance with internationally recognised principles of aid effectiveness. Instruments under scrutiny are: the Alliance Sahel, the EU Emergency Trust Fund for Africa (EUTF), the EU External Investment Plan (EIP), the Global Financing Facility for Women, Children and Adolescents (GFF) and the Pandemic Emergency Financing Facility (PEF). We developed and applied an analytical framework focusing on governance set-ups, agenda-setting processes, stakeholder engagement, types of funding mechanisms, implementation channels, transparency and accountability (see Annex 3). Our analysis looked at decision-making and power dynamics both at the global and national levels to understand the design and implementation of these instruments. 

We used a mix of literature review, official data and interviews with stakeholders based in Brussels, Paris and Washington, as well as fact-finding missions in Burkina Faso (November 2018), Sierra Leone (January 2019) and Uganda (March 2019). We met with representatives of governments, donors, development agencies, parliamentarians, UN agencies, as well as local and international civil society. A list of people interviewed can be found in Annex 1. We would like to thank all stakeholders who agreed to meet with us in Brussels, Paris, Geneva, Washington, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Kampala and Freetown and gave us first-hand accounts on design, implementation and monitoring of these instruments.

The Glossary is available in Annex 2

Action Santé Mondiale a publié une série de briefings politiques qui visent à analyser les tendances politiques du financement du développement et éclairer les processus de prise de décision aux niveaux français, européen et mondial :

L’adoption de l’Agenda 2030 a ouvert une nouvelle ère en termes d’échelle et d’ambition pour le développement. Pour la première fois, la communauté internationale s’est accordée sur des objectifs universels et a reconnu que la lutte contre toutes les formes de pauvreté et d’inégalités était à la croisée des besoins sociaux, économiques et environnementaux. L’adoption d’un agenda visant à « ne laisser personne pour compte » a initié un changement de narratif qui met l’équité au coeur de la réponse politique.

Partie intégrante de la feuille de route des Objectifs de développement durable (ODD), le Programme d’action d’Addis-Abeba a inauguré un nouveau cadre de financement pour le développement. La communauté internationale a convenu que, pour couvrir les 2,5 billions de dollars qui manquent chaque année pour atteindre les ODD d’ici 2030 dans les pays en développement, toutes les sources de financement doivent être mobilisées : nationales et extérieures, publiques et privées. C’est pourquoi l’aide publique au développement (APD) se conçoit de plus en plus comme un catalyseur pour mobiliser d’autres sources d’investissements, y compris dans le secteur privé, et ainsi lever, non plus des milliards, mais des billions pour combler le fossé du développement et de son financement.

En parallèle, les politiques de développement ont également connu un changement majeur. Le développement est passé d’un champ politique avec sa propre logique de mise en oeuvre (les principes d’efficacité de l’aide) et son propre mandat historique (réduction de la pauvreté) à l’intégration dans d’autres champs politiques, notamment la gestion des migrations, la sécurité et la défense et les investissements économiques. En théorie, cette intégration aurait pu être bénéfique, par exemple en améliorant la cohérence des politiques ou en mettant l’accent sur le développement. A la place, les objectifs de développement ont été subordonnés à ceux des champs politiques cités ci-dessus. Ce virage a eu un impact considérable sur les objectifs et les budgets des politiques de développement, ainsi que sur les normes internationales.

Afin de contribuer au dialogue politique actuel sur le développement international, Action Santé Mondiale a analysé analysé les nouveaux instruments conçus par les donateurs bilatéraux, régionaux et multilatéraux, à savoir l’Alliance Sahel, le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique (FFU), le Plan d’investissement extérieur de l’UE (PIE), le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF) et le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémies (PEF), et a étudié leur conformité aux principes internationalement reconnus de l’efficacité de l’aide.

Nous avons élaboré un cadre d’analyse que nous avons appliqué à la gouvernance, aux procédures de mise à l’agenda, à l’engagement des parties prenantes, aux types de mécanismes de financement, aux canaux de mise en œuvre, à la transparence et à la redevabilité (voir Annexe 3). Notre analyse a porté sur les dynamiques de prise de décision et de partage du pouvoir aux niveaux national et international afin de comprendre la conception et la mise en œuvre de ces instruments.

Pour ce faire, nous avons combiné plusieurs outils : revue de la littérature, analyse des données officielles, entretiens avec différentes parties prenantes à Bruxelles, Paris et Washington, et missions d’enquête au Burkina Faso (novembre 2018), en Sierra Leone (janvier 2019) et en Ouganda (mars 2019). Nous avons également rencontré des représentants de gouvernements, de donateurs, d’agences de développement, de parlementaires, d’agences des Nations Unies, ainsi que de la société civile locale et internationale. La liste des personnes interviewées figure à l’Annexe 1. Nous souhaitons remercier ici tous les acteurs qui ont accepté de nous rencontrer à Bruxelles, Paris, Genève, Washington, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Kampala et Freetown, et qui nous ont fourni des témoignages de première main sur la conception, la mise en œuvre et le suivi de ces instruments.

Le glossaire est disponible à l’Annexe 2.