Tribune – Les acteur·ice·s de la santé demandent à la France d’investir dans la vaccination des enfants

Tribune – 29 mai 2020

Dans de nombreux pays, le « monde d’après » la crise du Covid-19 se dessine, se débat, se conteste. Alors que cette pandémie a remis en cause de nombreuses convictions, et ébranlé la croyance de nombreux pays – y compris la France – en leur capacité à absorber les chocs, il est une certitude qui doit être réaffirmée : la vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies infectieuses.

Il aura fallu cette crise pour rappeler l’importance de renforcer les systèmes de santé et le besoin d’une coopération mondiale en matière de recherche et développement. Malgré cette prise de conscience, il reste un danger plus insidieux, celui d’ignorer qu’il existe d’autres maladies tout aussi dangereuses, voire mortelles, telles que la rougeole, la diphtérie ou la poliomyélite, qui requièrent également toute notre attention.

117 millions d’enfants risquent de ne pas être vaccinés contre la rougeole du fait de l’arrêt des vaccinations de routine

Nous, acteur·ice·s et expert·e·s de la santé infantile, issu·e·s du monde associatif, de la communauté scientifique, pédiatrique ou encore des communautés touchées, nous alarmons face au danger que la crise actuelle fait peser sur l’accès aux services de vaccination vitaux, exposant ainsi les enfants à ces maladies évitables. Nous observons d’importants retards voire une suspension des services de vaccination, notamment à cause des mesures sanitaires et de confinement mises en place par les pays, à cause de difficultés d’approvisionnement en vaccins, ou encore parce que les ressources financières et humaines sont souvent entièrement mobilisées dans la lutte contre le Covid-19.

Aujourd’hui ce sont 117 millions d’enfants qui risquent de ne pas être vaccinés contre la rougeole du fait de l’arrêt des vaccinations de routine. Dix millions d’enfants âgés de moins de cinq ans risquent de ne pas être vaccinés contre la polio. Au rythme actuel, plusieurs pays feront donc face à une double peine avec le risque que d’autres flambées épidémiques fassent suite à celle du Covid-19. Les retards observés aujourd’hui seront impossibles à rattraper demain sans assurer la continuité des services de santé vitaux – autant de retards qui impacteront les enfants et nos générations futures.

Aujourd’hui, il est donc crucial d’assurer le maintien des programmes de vaccination en cours mais également de mieux construire le monde de demain, et celui d’après-demain.

Le futur vaccin contre le Covid-19 fait partie intégrante de la solution à cette crise sanitaire. Jamais encore nous n’avions été témoins d’une telle mobilisation politique doublée d’une telle émulation scientifique au service d’une découverte collective. Mais pour faire face de manière efficace à cette pandémie, le futur vaccin devra être accessible à tou·te·s notamment pour les populations les plus vulnérables et les pays les plus pauvres. Il devra donc être déployé partout de manière équitable et jusque dans les centres de santé les plus reculés pour bénéficier à toutes les populations. Le Président Emmanuel Macron a d’ailleurs rappelé, lors de la 73e Assemblée mondiale de la santé, sa volonté de voir le futur vaccin contre la Covid-19 devenir un « bien public mondial ».

Gavi, l’Alliance du Vaccin, joue un rôle crucial aujourd’hui pour lutter contre la résurgence d’autres maladies infectieuses et sera central pour favoriser une distribution équitable du futur vaccin dans les pays les plus pauvres et son déploiement auprès des populations les plus vulnérables. Elle joue également un rôle fondamental pour renforcer les systèmes de santé afin qu’ils puissent absorber des chocs de l’ampleur de la crise actuelle tout en assurant le maintien des services de santé essentiels dont la vaccination de routine.

Le 4 juin prochain, Gavi tient sa conférence de financement afin de mobiliser 7,4 milliards de dollars pour assurer son travail vital jusqu’en 2025. Pourtant, à cinq jours de cette échéance, la France n’a toujours pas annoncé sa contribution à l’Alliance pour participer à sauver 7 millions de vies dans les cinq prochaines années.

En tant que leader historique dans le domaine de la santé mondiale, la France se doit d’être au rendez-vous et de montrer l’exemple. Nous, communauté de la santé infantile, basés dans 20 pays du Nord et du Sud, appelons la France et le Président Emmanuel Macron à s’engager le plus tôt possible à consacrer au moins 250 millions d’euros pour Gavi. Certains problèmes sont déjà dotés de solutions, à condition de s’en donner les moyens. Dans le monde d’après, nous ne pouvons plus permettre que des enfants n’aient pas le même accès au vaccin en fonction du pays où ils sont nés, nous ne pouvons plus permettre des morts évitables.

Liste des signataires de la tribune

Médecins, pédiatres, chercheurs

  • Dr et président Noël Tordo, au nom de la Société Française de Virologie, réseau de plus de 1000 virologistes des laboratoires français, France
  • Dr Acina Emma, Pédiatre, Association Solidarité Féminine de Djibouti, Djibouti
  • Dr Ephrem MENSAH, Espoir Vie-Togo, Togo
  • Dr Errol Alden, Président, International Pediatric Association, Etats-Unis
  • Dr Naveen Thacker, Directeur exécutif, International Pediatric Association, Etats-Unis
  • Dr Uzodinma Adirieje, CEO/National Coordinator, Afrihealth Optonet Association, Nigéria

Associations

  • Shahzado Malik, Directeur exécutif, Advocacy, Research, Training and Services Foundation, Pakistan
  • Katie Husselby, Coordinatrice, Action for Global Health Network UK, Royaume-Uni
  • Patrick Bertrand, Directeur exécutif, Action Santé Mondiale, France
  • Najat Vallaud-Belkacem, Directrice exécutive, ONE France, France
  • Friederike Röder, Directrice Europe de Global Citizen, France
  • Sébastien Lyon, Directeur général, UNICEF France, France 
  • Sylvie Chantereau, Directrice générale, Amis du Fonds mondial Europe, France
  • Catherine Dimitroulias, Présidente, Association des Femmes de l’Europe Méridionale, France 
  • Alain Wilfrid PANDI, Vice-président, Association Serment Universel, République du Congo
  • Naseer Ahmed Channa, Directeur exécutif, Bright Star Development Society BalochistanPakistan
  • TOURE Penda Diagola, Directrice exécutive, Centre Solidarité Action Sociale, Côte d’Ivoire
  • Charles Herman Ashie, Président directeur général, Christ Soldiers Foundation, Ghana
  • Huma Khawar, Coordinateur OSC, Civil Society Human and Institutional Development Programme, Pakistan
  • Robin Montgomery, Directrice générale, Coalition interagence sida et développement, Canada
  • Lisa M. Hilmi, Directrice exécutive, CORE GROUP, Etats-Unis
  • Daouda Diouf, Directeur exécutif, Enda Santé, Sénégal
  • Solange Kone, Coordinatrice, FENOSCI, Côte d’Ivoire
  • Abega Akongo Urbain, Coordinateur Exécutif, FESADE, Cameroun
  • Mohammad Bailor Jalloh, Président Directeur général et président de la plateforme OSC, FOCUS 1000, Sierra Leone
  • Francesca Belli, Directrice, Focus Equality, Italie
  • Allan Ragi, Directeur exécutif, KANCO, Kenya
  • Bertrand Kampoer, Président du Conseil d’Administration, Organisation d’Afrique francophone pour le renforcement des systèmes de santé et de la vaccination, Sénégal
  • Lazare Komandegal, Président du Conseil d’Administration, Plateforme des organisations de la société civile pour la vaccination et l’immunisation au Tchad, Tchad
  • Kola Manzama-Esso, Coordinateur du Secrétariat Technique, Plateforme des organisations de la société civile pour la vaccination et l’immunisation au Togo, Togo
  • Louis Da Gama, Directeur, Princess of Africa Foundation, Afrique du Sud
  • Christina Dendys, Directrice exécutive, RESULTS Canada, Canada
  • Aaron Oxley, Directeur exécutif, RESULTS UK, Royaume-Uni
  • Harry Rogers, Responsable de plaidoyer parlementaire, Santé infantile, RESULTS UK, Royaume-Uni
  • Neil Raw, Responsable de plaidoyer politique, Santé infantile, RESULTS UK, Royaume-Uni
  • Kirsten Mathieson, Chef politique et plaidoyer, Santé et nutrition, Save the Children, Royaume-Uni
  • Florence Thune, Directrice générale, Sidaction, France
  • Hauwa Abbas, Agent en chef surveillance, Silver Lining for the needy initiative, Nigéria
  • Anna Wszelaczyńska, Président, Soroptimist International d’Europe, Genève
  • Béatrice Masson, Directrice de programmes, Soroptimist International Union française, France
  • Fara Ndiaye, Directeur exécutif adjoint, Speak Up Africa, Sénégal 
  • Olivier Defawe, Directeur, Systèmes de santé, VillageReach, Etats-Unis
  • Hameedullah Kakar, Directeur exécutif, Youth Organization, Pakistan

New report : “More private than public: the ways Big Pharma dominates the Innovative Medicines Initiative”

The report "More private than public: the way Big Pharma dominates the Innovative Medicines Initiative" is part of an in-depth work dedicated to EU’s health and climate Public-Private Partnerships, in collaboration with the NGO "Corporate Europe Observatory".

The European Union’s Research and Innovation policy (R&I) is one of the key areas that can help us deliver both a better future for EU citizens and meet our international commitments, especially the UN’s Sustainable Development Goals. R&I is integral to addressing the many challenges faced by society, whether in health and wellbeing, food and farming systems, climate change, energy, or democracy and digitalization.

The European Commission sees the R&I policy as a core tool to “help create growth and jobs and tackle our biggest societal challenges”. To help achieve these policy objectives, the Commission, among others, has established partnerships with the private sector to pool “Europe’s resources to tackle the biggest challenges, support competitiveness, deliver high quality jobs, and encourage greater private investment in research and innovation.”

One of those partnerships, the Innovative Medicines Initiative (IMI), is a large-scale public-private partnership between the European Commission and pharmaceutical trade association and lobby group EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations). The first partnership, IMI, ran from 2008-2013, and was renewed as IMI2 to run from 2014-2020. IMI is up for renewal again in 2020, with plans to shift its focus to digital health.

While its stated aim is to drive innovation in pharmaceutical research in the EU and improve health, IMI has been criticised as embodying a model by which the public sector foots a large part of the bill for research, while the private sector is able to set the research agenda in its own interests, and reap the rewards.

The EU’s policies ought to be shaped to achieve direct and tangible benefits for citizens and society, including equitable access to healthcare both within Europe and globally. In the case of the IMI, this means ensuring the agenda is needs-driven, rather than set by commercial interests.

As such, this report critically examines any structural weighting of IMI towards private sector interests. For example, we examine whether the IMI is setting research priorities for pharmaceutical innovation that may be more about business-as-usual market priorities, than about compensating for ‘market failures’ (the latter is a key rationale for such a public private partnership). We investigate, in particular, what value IMI adds, and whether its set priorities are really addressing public health needs such as HIV/AIDS and poverty-related and neglected tropical diseases.

We examine whether the IMI delivers – on its own stated terms – of increasing competitiveness in the European’s pharmaceutical sector, given some of the misgivings of project partners such as small and medium enterprises. The report looks at concerns over whether public, non-profit, and smaller partners have equal access to data produced in IMI projects, or whether the influence of the private pharmaceutical sector is placing undue limits on intellectual property.

The question of whether the IMI awards the private industry unwarranted influence in the formation of regulations for the health sector – such as medicines safety, or privacy of patients’ data – is also crucial. And it is equally important to assess whether an imbalance towards industry is reflected in the IMI’s governance, finance, and accountability structures.

Overall, this report asks whether the IMI’s health research truly delivers tangible benefits for citizens, such as better access to health innovations, or whether it is rather focused on enhancing the competitiveness of the largest pharmaceutical corporations?

Both Horizon 2020, the current R&I framework programme, as well as IMI2, end in 2020. At the time of writing, the European institutions are in the process of designing Horizon Europe to succeed Horizon 2020, as well as the successor of IMI2 to be called “Innovative Health Initiative”. It is an important moment, then, to investigate the societal impact of IMI, particularly in terms of public health goals, in order to meaningfully feed into the discussions and the processes around the future of the programme. The future shape of IMI’s successor is of interest to all European citizens, and especially given the large sums of taxpayers’ money to be spent on such a research framework, we believe this should be a topic of wider public discussion.

The methodology of the report has included desk and literature review and interviews, and Freedom of Information requests to the European Commission. We have compared the IMI’s research areas to those identified by the World Health Organisation as priority areas for medicine and interviewed former participants in IMI projects. We have examined the governance structure, accountability, and evaluation processes of IMI. This was an attempt to assess both whether IMI delivers positive societal impacts, and to understand whether its stated claims of enhancing EU competitiveness stand up to scrutiny.

Furthermore, we made a critical assessment of what governance and accountability mechanisms were in place to ensure that public money spent through IMI focuses in areas where there was a clear and real need for public funding. Billions have been spent on IMI to date, and it is likely that billions will be invested in the next partnership. It is therefore critical to analyse whether IMI is truly equipped to achieve its own stated aims and deliver benefits for society.

The report aims to answer to these and other questions that arose as we carried out our investigation into IMI.

Read the full investigation here.

Read the Executive Summary : English - French - Spanish - German

 

For further information or interview requests, please contact:

Hélène Gombert
Campaign & Media Officer
hgombert@ghadvocates.org
+336.27.63.42.13

Marine Ejuryan
Advocacy Manager
mejuryan@ghadvocates.org

New reports ‘In the name of innovation’ show industry controls billions for EU’s health and climate research

For the past 15 years, industry lobby groups have controlled the use of €3.6 billion in public EU funds for health and climate research through two public-private partnerships, at the expense of the public interest. These lobby groups have prevented these partnerships from meaningfully investing into research projects addressing societal challenges such as epidemic preparedness, or viable climate solutions, and mostly made them fund their own commercially profitable research projects instead. They are now lobbying for these partnerships to be renewed in a comparable form in the next EU budget, under the EU’s Research programme ‘Horizon Europe’ (2021-2027), with the support of the European Commission’s DG Research & Innovation.

Two in-depth reports ‘In the Name of Innovation’ are published today by the NGOs Global Health Advocates (GHA) and Corporate Europe Observatory (CEO). They investigate two research Public-Private Partnerships (PPPs) between the European Commission and industry lobby groups: the Innovative Medicines Initiative Joint Undertaking (IMI) and the Bio-Based Industries Joint Undertaking (BBI) :

 

More private than public: the ways Big Pharma dominates the Innovative Medicines Initiative’: In the name of innovation in health research, pharmaceutical trade association and lobby group EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations) has steered a €2.6 billion public EU research budget through IMI, but has failed to meaningfully invest in research areas where public funding is urgently needed, including long-term preparedness for epidemics, HIV/AIDS, and poverty-related and neglected tropical diseases. Instead the ‘partnership’ mostly used the budget to fund research in areas that were more commercially profitable for the pharmaceutical industry.

 

Research & Destroy: the factories of the industrial bioeconomy threaten the climate and biodiversity’: BBI is a public-private partnership between agribusiness, forestry, biotechnology, chemical, and fossil fuel industry lobby groups, and the European Commission’s DG Research & Innovation, ostensibly to help build a “sustainable low-carbon economy”. The public sector contributed €975 million, while the private sector mostly brought in-kind resources and defined the overall research priorities. The main purpose of BBI is to build ‘biorefineries’, and develop new technologies, to process unlimited quantities of biomass extracted from forests and soils, threatening biodiversity, our food supply, and their role as carbon sinks.

The rationale for these partnerships was to fill the gaps left by market failures, in these two cases in medicines development, and climate change. Public research funds were to help develop innovations to address these needs, as well as to enhance industry’s competitiveness. Yet the reports published today show how the partnerships fail on both counts.

The technologies and products funded by these partnerships primarily benefit the companies involved. Research results are often privatised. And the impacts – on public health, the environment – are hardly evaluated. Public interest goals are often jettisoned in favour of profitable corporate priorities; while even the evidence for improved industry competitiveness is limited.

Indeed the corporations involved in these PPPs appear to be using them to get academia and small and medium-sized enterprises (SMEs) to develop their research and innovations, subsidised by European taxpayers. Several projects funded by BBI, such as using plants for the production of more plastics, chemicals or energy, are actually fuelling deforestation and damaging the climate and biodiversity.

Meanwhile IMI’s research agenda is imbalanced towards areas that were already profitable for industry, at the expense of research into urgently needed long-term preparedness for epidemics, or life-saving medicines for HIV/AIDS and poverty-related diseases. It took the outbreak of the COVID-19 pandemic and huge amounts of public funding suddenly being made available for IMI to start working on this issue seriously. The report also shows how the pharmaceutical industry had previously opposed pandemic preparedness becoming part of IMI’s priorities.

Several ‘research’ projects are in fact used for helping industry lobby EU regulators, or do PR or marketing work to improve the reputation of these industries. Moreover, while the EU is providing funding when industry largely only provides in-kind contributions, the companies involved have hardly delivered on these commitments: in BBI industry partners have only contributed 3% and 3.7% of their expected cash and auditable in-kind contributions respectively.

Fundamental flaws in the design of these partnerships allow industry lobby groups to control the agenda. Evaluation and accountability frameworks are inadequate. But the European Commission’s DG Research & Innovation – meant to defend the public interest in these partnerships – still supports and even plans to renew them in the next EU research framework program, Horizon Europe (2021-2027).

What is at stake here is the corporate capture of large areas of the EU’s research policy and budgets, at the expense of public needs, our health, and nature.

EU member states, and the European Commission, are currently negotiating the 2021-2027 EU budget (MFF), which includes Horizon Europe, and the outcome of these negotiations is crucial for the future of these partnerships. Industry is lobbying hard to get IMI, BBI and the other partnerships renewed in Horizon Europe. Is this the best possible use of scarce public research funding?

Martin Pigeon, researcher at CEO said: “Given the way these partnerships are structured, our findings were sadly predictable and the European Commission’s support to their renewal is hard to understand. What is at stake here is the corporate capture of large areas of the EU’s research policy and budgets, at the expense of public needs, our health, and nature. Public research and innovation funding is an investment into the production of knowledge and tools for the future, and at a time of overlapping crises getting these investments right is more crucial than ever. It is high time the EU’s research and innovation policy receives the political scrutiny and debates it deserves.”

Marine Ejuryan of GHA said: “It is questionable whether these two public-private partnerships can be considered ‘partnerships’ at all. IMI was intended ‘to improve public health by speeding up the development of, and patient access to, innovative medicines, particularly in areas where there is an unmet medical or social need’. But, twelve years and €2.6 billion of public money later, the evidence of this happening is very limited. This imbalanced research partnership model that primarily delivers for the profits of a few needs to be very seriously reformed if it is to serve the public interest. We need this precious public money to serve better uses.”

You’ll find the reports here : 

More private than public: the ways Big Pharma dominates the Innovative Medicines Initiative”

“Research & Destroy: the factories of the industrial bioeconomy threaten the climate and biodiversity”

Read the Executive Summary : EnglishFrenchSpanishGerman

 

For further information or interview requests, please contact:

Marine Ejuryan
Advocacy Manager at Global Health Advocates
mejuryan@ghadvocates.org - +32 2 893 24 00

Martin Pigeon
Researcher & Campaigner at Corporate Europe Observatory
+32 2 893 09 30

 

“Let’s spread solidarity, not the virus” : call to end privatization of health and to achieve Health for All in time of Covid-19

On the occasion of the day of action against the commercialisation of health, Global Health Advocates endorsed, with other health CSOs, a statement coordinated by the Network Again Commercialization and Privatization of Health and the People’s Health Movement, under the motto “Let’s spread solidarity, not the virus”. 

In order to defend public health against industry interests, we demand more human and material resources to fight the pandemic and the abandon of austerity and marketisation policies. We urge world leaders and European states to ensure that medicines and protective equipment are developed and produced in the interest of public health : “Effective and safe medications, protective equipment and vaccines for prevention and treatment of Covid-19 must be available for free to people no matter where they live, without out-of-pocket expenditures and paid for by national health systems at fair prices”.

To tackle this global crisis, we need European states to take a strong stand concerning accessibility and affordability of medicines, medical devices and vaccines : in the event of a break in manufacture or supply or “if the pharmaceutical industry insists on setting unduly high prices, patent rights must be revoked”. We need strong independant pharmacological research.

Read the full statement here.

Covid-19 : Les financements de R&D doivent être conditionnés à l’accessibilité partout et pour tou.te.s aux futurs produits de santé

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Paris, le 05 mai 2020

A l’initiative de la Commission européenne et de la France, s’est tenue hier une conférence de donateurs “Réponse Globale au Coronavirus”, en présence du président Emmanuel Macron et au cours de laquelle 7,4 milliards d’euros ont été levés. L’occasion pour les organisations de la société civile française de rappeler l’importance de l’accès aux différents produits de santé pour toutes et tous à des prix abordables, y compris pour les pays plus pauvres.

Nous saluons l’initiative de la Commission européenne et de la France, rejoignant l’appel à l’action de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des organisations de la santé mondiale pour financer l’initiative d’un accélérateur pour l’accès aux technologies pour le Covid-19 (ACT) conçue pour accélérer la recherche, le développement, la production, la distribution et la livraison d’outils de diagnostics, de traitements et de vaccins sûrs, de qualité, efficaces, disponibles et abordables pour tou.te.s contre le nouveau coronavirus. La mobilisation financière de 7,4 milliards d’euros consolidée lors de la conférence du 4 mai 2020 est un signal fort de la part de la communauté internationale.

A cette occasion, le chef de l’Etat français, co-hôte de la conférence, a appelé la communauté internationale à unir ses forces pour vaincre le Covid-19 : “Ensemble, accélérons le développement des diagnostics, des traitements et du vaccin et œuvrons à les rendre accessibles à TOUS”. Emmanuel Macron a également reconnu que le futur vaccin, qui sera développé dans le cadre de cette initiative, sera un “bien public mondial”, ce qui implique un travail essentiel à fournir “sur l’accès équitable aux traitements et vaccins efficaces, notamment le plan des brevets”.

Nous, collectifs et associations de malades et d’usagers, acteurs de la recherche, de professionnels de santé, de la défense de l’accès aux soins et d’un usage rationnel des médicaments et organisations fournissant des soins de santé et un accompagnement psychosocial, en France et dans le monde, estimons que pour que de tels engagements se traduisent par un accès effectif et abordable pour tou.te.s aux technologies de lutte contre le Covid-19, il est fondamental :

  • que les projets de R&D financés par les fonds publics respectent les bonnes pratiques cliniques et les règles scientifiques en vigueur, notamment la réalisation d’essais cliniques comparatifs, conçus pour fournir des preuves solides de sécurité et d’efficacité des traitements et vaccins ;
  • que les termes et conditions de l’utilisation de l’argent public pour la recherche et développement (R&D), investi par l’ensemble des pays donateurs, dont la France, et mis à la disposition de l’accélérateur ACT, soient transparents et que l’utilisation faite de ces ressources soit contrôlée et conditionnée à des engagements contraignants, seuls capables de garantir un accès pour tou.te.s aux produits de la recherche aussi longtemps que nécessaire pour lutter contre cette pandémie ;
  • que le travail “sur le plan des brevets” mentionné par le président de la République, se traduise par la mise en commun obligatoire des droits, existants et futurs, par tous les partenaires de l’ACT, notamment la France et l’Union Européenne. Ces droits partagés doivent porter sur les inventions et les modèles brevetés, ainsi que sur les données issues des essais cliniques, le savoir-faire, les lignées cellulaires, les droits d’auteur et les plans de fabrication des diagnostics, traitements et vaccins contre le Covid-19 ;
  • que la France suive l’exemple des gouvernements du Chili, de l’Equateur, du Canada, de la Colombie et de l’Allemagne et fasse usage de l’outil légal de la licence d’office afin de prévoir et organiser, dès maintenant, le développement, la production et la distribution des technologies de santé prioritaires pour la réponse à la pandémie Covid-19, assurant ainsi que celles-ci soient exploitées dans l’intérêt de la santé publique et notamment dans la durée, afin d’éviter toute situation de pénurie organisée ;

Enfin, nous appelons à ce que le gouvernement français déclare expressément qu’aucun monopole ne sera constitué à partir des financements publics français destinés à la lutte contre le Covid-19, afin d’éviter la fixation de prix insoutenables pour les systèmes de santé publique et malades à travers le monde.

Nos collectifs et associations estiment qu’il serait inacceptable que les mauvaises pratiques trop souvent routinières dans le marché pharmaceutique, notamment la fixation de prix insoutenables pour des traitements, vaccins et tests, constituent une barrière pour l’accès aux soins pour tou.te.s et une menace à la pérennité des systèmes de santé. Cela constituerait une violation du droit à la santé particulièrement scandaleuse face à la gravité et l’ampleur de cette pandémie.

POUR UNE RÉPONSE FRANÇAISE AU COVID-19 JUSTE ET ADAPTÉE: RECOMMANDATIONS DU COLLECTIF SANTÉ MONDIALE

En amont de futures échéances décisives telles que l’Assemblée mondiale de la santé et le G7, le Collectif Santé Mondiale publie un document de recommandations afin de demander à la France de porter un plan de réponse sanitaire mondial ambitieux pour lutter contre le Covid-19.

 

La réponse sanitaire mondiale à la Covid-19 a fait l’objet d’une première estimation par les Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La juste part de la France à ces plans est estimée à au moins 14,5 milliards d’euros. Le soutien de la réponse sanitaire à la Covid-19 dans les pays les plus pauvres, notamment africains, doit se faire sous forme d’argent additionnel et sous forme de dons.

Ce volet international de la réponse française à la Covid-19 devra être mise en œuvre selon ces principes :

  • Articulation de la réponse d’urgence avec la nécessaire continuité des soins et du renforcement des systèmes de santé et de protection sociale
  • Approche basée sur les droits humains et sur le genre
  • Ne laisser personne de côté
  • Co-construction des réponses avec les OSC (organisations de la société civile) et les communautés, dans toute leur diversité

Les défis auxquels le monde fait face pour lutter contre la pandémie de Covid-19 mettent en lumière le résultat de plusieurs décennies de sous-investissement dans les secteurs publics sociaux et sanitaires et les insuffisances des systèmes de santé. La réponse de la France doit se construire et se décliner autour des six piliers des systèmes de santé :

Investir dans le financement de la santé de manière significative et durable

  • La France devra renforcer durablement les systèmes de santé et soutenir la mise en place de la couverture santé universelle dans les pays les plus fragiles en s’opposant à la tendance à la privatisation de la santé et appuyant des systèmes publics de santé robustes, en particulier les niveaux primaires et communautaires de ces systèmes, au plus proche des populations.
  • Ce renforcement doit se faire sous forme d’APD supplémentaire en dons et doit être complété par des mesures d’annulation de la dette afin de libérer des espaces budgétaires conséquents pour les financements nationaux des systèmes de santé.
  • La France devra également soutenir la mise en place et le soutien de filets de protection sociale qui seront également indispensables.

Leadership et gouvernance

  • Pour assurer la légitimité et l’efficacité des politiques de santé, la France doit pousser pour que la gouvernance et le leadership de la santé mondiale deviennent plus représentatifs en priorisant l’intégration des femmes, des jeunes et des communautés dans leur diversité dans l’ensemble des instances de prise de décision et de mise en œuvre, en premier lieu celles de la riposte à la Covid-19.
  • La France doit réaffirmer son soutien politique et financier à l’OMS dans la coordination de la réponse internationale.

Garantir la continuité de l’accès aux services de santé essentiels

  • La réponse française doit contribuer au maintien des services de santé essentiels afin notamment de garantir le suivi des patient·e·s vivant avec des maladies infectieuses, non transmissibles ou chroniques, la continuité des programmes de vaccination, l’accès aux services de droits et de santé sexuels et reproductifs, le dépistage et le traitement de la malnutrition. Afin de mettre en œuvre une réponse globale, la France devra également soutenir l’accès aux autres services essentiels, tels qu’entre autres, l’accès à l’eau et aux services d’hygiène et d’assainissement, un accès à l’alimentation pour tout·te·s.
  • La France devra renforcer l’intégration de ces services aux niveaux primaire et communautaire du système de santé et mettre les populations vulnérables et discriminées au cœur des mesures de continuité des services essentiels.

Les ressources humaines en santé

  • La France doit soutenir la mise en place de mesures de protection des soignant·e·s en garantissant la disponibilité du matériel et des équipements nécessaires à leur protection.
  • La France doit soutenir un plan massif de recrutement de nouveaux personnels de santé, notamment communautaires, ainsi que la formation (initiale et continue) du plus grand nombre de travailleur·se·s de santé.

Accès aux médicaments et produits de santé

  • La France doit soutenir l’accès des populations à un dépistage et des soins de prise en charge gratuits au point de service pour tou·te·s et soutenir l’accès du personnel de santé au matériel médical.
  • La France doit pousser pour une levée des mesures qui limitent et contraignent les chaînes d’approvisionnement et logistiques et le déplacement des personnels sanitaires et humanitaires.
  • La France doit garantir que les futurs vaccins et traitements contre la Covid-19 soient accessibles à tou·te·s, y compris dans les pays les plus pauvres.

Informations et données

  • La France doit soutenir le développement et la mise en place de systèmes de surveillance épidémiologique fonctionnels et la mise en place d’un système de surveillance de l’évolution de la situation et de ses conséquences économiques et sanitaires.
  • La France doit recueillir et analyser des données genrées, y compris dans la phase de recherche de traitement, analyser l’impact des mesures sur les inégalités de genre et adapter les politiques publiques en fonction de ces données.
  • La France doit soutenir la traduction systématique en français de l’ensemble des recommandations de l’OMS ainsi que dans les principales langues régionales africaines.
  • La France doit soutenir le rôle des sociétés civiles comme relais les plus pertinents de l’information, des messages de prévention et des réponses face à la pandémie.

Téléchargez le document de recommandations complet 

Global Pledging Conference: La France annonce une contribution de €500M et veut faire du futur vaccin un bien public mondial

Paris, le 5 mai 2020

Ce lundi 4 mai 2020, la conférence des donateurs organisée par l’Union européenne et co-présidée par la France a permis de lever plus de 7,4 milliards d’euros en faveur de l’initiative “Access to Covid-19 Tools (ACT) accelerator”, lancée vendredi 24 avril par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Président Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen ainsi que la Fondation Bill & Melinda Gates. Cette initiative pose les premiers jalons d’une coopération globale et coordonnée en faveur de l’accélération du développement, de la production et d’un accès global et équitable aux nouvelles technologies sanitaires essentielles pour combattre le Covid-19.

La France répond présente en annonçant 500 millions d’euros supplémentaires mais ne détaille pas sa contribution

Nous nous réjouissons du leadership politique de la France en faveur de l’accélération de la recherche et du développement d’un vaccin et de traitements contre le Covid-19. Nous saluons également son annonce d’un paquet financier à hauteur de 500 millions d’euros en faveur de l’initiative “ACT Accelerator” qui s’additionne à l’initiative française “Covid-19 – Santé en commun” annoncée début avril. Nous espérons que la France apportera rapidement des précisions sur sa contribution.

Certains acteurs de la santé mondiale, tels que Gavi, l’Alliance pour le vaccin et le CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) jouent un rôle crucial en oeuvrant au développement et à la mise à disposition d’un vaccin accessible au plus grand nombre, notamment dans les pays en développement.

La volonté de la France de renforcer son soutien en faveur de l’Organisation mondiale de la santé, acteur essentiel dans la coordination des Etats, doit s’accompagner d’engagements budgétaires. L’annonce d’une contribution financière est d’autant plus nécessaire que les Etats-Unis ont annoncé récemment le retrait de leurs financements.

Des services de vaccination infantile perturbés, mettant des millions d’enfants à risque

Le président l’a souligné, il est indispensable de poursuivre le combat contre les autres maladies en parallèle de la lutte contre la pandémie. Les retards actuels observés dans les campagnes de vaccination et dans les introductions de nouveaux vaccins signifient qu’au moins 13,5 millions de personnes ne seront pas protégées contre des maladies comme la rougeole, la poliomyélite et le virus du papillome humain. Nous demandons donc à la France de renouveler sa contribution financière à Gavi à hauteur de 250 millions d’euros pour la période 2021-2025.

Quel système de redevabilité pour garantir au futur vaccin le statut de bien public commun?

A travers ce nouveau plan de réponse sanitaire, la France continue d’affirmer son leadership en faveur de la santé mondiale et d’une coordination globale pour lutter contre le Covid-19. Dans son allocution, le président Emmanuel Macron a indiqué son souhait de voir le futur vaccin contre le Covid-19 devenir un “bien public mondial”. Cette volonté  suppose de garantir un accès équitable de tout·te·s, notamment des populations les plus vulnérables, aux futurs produits médicaux et nouvelles technologies sanitaires qui seront développés contre le Covid-19. Cela nécessite l’insertion de conditions strictes d’accès attachés aux financements en R&D de l’initiative. Dans ce cadre, nous demandons que l’initiative “ACT accelerator” se dote d’un système de redevabilité robuste et transparent – dans lequel la société civile devra jouer un rôle – afin de permettre le suivi de la mise en oeuvre des engagements financiers et politiques pris durant cette conférence et d’assurer le respect des principes déclarés, d’accessibilité et d’accès pour tou·te·s.

La France doit définir un cadre de garanties clair pour assurer que ses financements pour la R&D profitent à tou·te·s

Nous demandons que la France s’engage à soutenir les bonnes pratiques dans la production générique et l’octroi des licences obligatoires, en luttant contre la différenciation des prix et l’abus des brevets et en organisant la transparence des coûts de la R&D et des procédures de négociation des prix des médicaments. Des conditions d’accès doivent être strictement définies dans les politiques de recherche et au sein des appels à projets en R&D. La France doit pleinement intégrer ce positionnement dans le cadre de sa diplomatie sanitaire.

Le renforcement des systèmes de santé doit être au cœur de la réponse à cette crise sanitaire globalisée à court et moyen terme

Si le financement de la R&D est crucial, en l’absence de systèmes de santé robustes, le déploiement de vaccins et traitements sera fortement entravé et de fortes inégalités d’accès aux soins perdureront. Trop de personnes dans le monde n’ont pas accès à des soins de santé de base. Promouvoir la couverture santé universelle et la protection sociale pour garantir l’accès sans difficulté financière aux soins est ainsi essentiel pour sauver des vies et fournir un filet de sécurité à l’ensemble des populations, et en particulier aux personnes pauvres et aux personnes marginalisées. Nous attendons que la France et ses partenaires s’engagent sur le long terme pour le renforcement des systèmes de santé.

Téléchargez notre document de réaction à l’annonce de la France durant la Conférence du 4 mai 2020

Call to EU Commission and donors for concrete actions to result in access for all

As the global pledging conference will be hosted by the EU Commission today May 4th, Global Health Advocates endorsed, with other health CSOs, a public statement coordinated by the European Alliance for Responsible R&D and Affordable Medicines, that calls for a strong accountable global coordination mechanism to ensure equitable access to safe, quality, effective and affordable diagnostics and therapeutics against Covid-19.

We invite the EU and all the other donors and partners to the pledging conference to set up a transparent and inclusive governance structure to decide on priorities, monitor progress, evaluate and report on the results of the pledges and further investments.

« We invite the EU and all the other donors and partners to the pledging conference to set up a transparent and inclusive governance structure to decide on priorities, monitor progress, evaluate and report on the results of the pledges and further investments. A robust accountability mechanism should also be put in place to ensure that commitments are translated into actions. The meaningful involvement of civil society organisations should be ensured in all governance structures.

The pledging conference can provide the financial means to overcome some barriers. A plan detailing how each of these barriers will be addressed is needed. This plan should comprise a shared definition of what global equitable access, affordability and availability mean and detailed conditions under which partners are expected to contribute to fulfilling these ambitions in return for funding. As the pledging conference aims to raise funding from across the world to address the needs of all, this information should be publicly available. »

Read full statement here : https://medicinesalliance.eu/wp-content/uploads/2020/05/Statement-pledging-conference-4th-May.pdf

Webinaire : Face au Covid-19, quel rôle pour l’aide publique au développement de la France ?

Le monde est engagé dans un combat contre le Covid-19 qui touche la quasi totalité des pays et qui a fait près de 210 000 morts. Si la France est durement touchée, un péril sanitaire dramatique est à craindre dans les pays en voie de développement où les capacités des systèmes de santé sont limitées. 

Le Covid-19 agit comme un révélateur des inégalités mondiales auxquelles il est déterminant de répondre vite pour sauver des vies, aujourd’hui et demain. Face à une pandémie, seule une réponse globale peut être durablement efficace.

La coopération internationale a un rôle majeur à jouer dans le renforcement de la résilience de l’ensemble des pays, et notamment des pays les plus fragiles. Cette crise sanitaire mondialisée démontre une fois de plus le besoin impératif de soutien des pays bénéficiaires de l’aide française, tant pour répondre à l’urgence que pour bâtir des systèmes de santé pérennes, capables de faire face aux prochaines crises.

Face à ces enjeux, Action Santé Mondiale a organisé un séminaire en ligne, le jeudi 23 avril, pour discuter des initiatives lancées par la France et échanger avec les député.e.s afin que la France s’engage de façon ambitieuse aux côtés de ses partenaires africains.

Retrouvez le compte-rendu de ce webinaire sur ce lien : https://bit.ly/2W8o86C