Civil Society Campaign to Ensure Future EU Commissioners Deliver for People

As EU countries put forward their nominations for European Commissioners for the 2019-2024 term, GHA has joined forces with civil society organisation from different fields to outline the ideal profile of commissioner candidates to ensure a just transition towards a sustainable economy and society for all.

Among others, future EU Commissioners are expected to serve people in the  EU and beyond by ensuring a high level of protection of human health and well-being in all EU policies, developing a needs-driven and responsible research and innovation policy and ensuring meaningful public participation in EU policy-making processes.

The full description of the ideal profile of EU Commissioner candidates can be found here. 

 

Civil Society Developed a Guide & Phonebook for a Healthy Europe for New MEPs

Civil society organisations from across sectors, such as health, development, environment, food, agriculture, social affairs, trade, have developed a Guide & Phonebook on how newly elected Members of the European Parliament (MEPs) can improve people’s health in Europe and beyond by ensuring the implementation of a Health in All Policies approach.

In the last legislature, health and social justice issues significantly fell down the EU political agenda. This resulted in missed opportunities to decrease health inequalities, to increase the years people spend in good health, and to reduce societal costs related to ill-health.

New MEPs will have the unique opportunity to take a strategic leadership role in putting people’s physical and mental health and their well-being at the center of EU policy-making. By doing so, you will restore confidence in the European project at a crucial time of unprecedented change in political and public life.

To  ensure health in all policies, MEPs can:

  • Support strong governance to ensure the implementation of health in all policies
  • Make health a strategic priority in the next EU 2019-2024 strategic agenda and legislature
  • Introduce a health impact assessment mechanism
  • Ensure a high level of health protection and promotion in all EU policies

More information and concrete recommendations can be found in the Guide which also contains a phonebook with contact details of different organisations and individuals for thematic expertise.

New Civil society guide & phonebook on EU Research & Innovation Policies for new MEPs

3 July 2019

Further to the May EU elections, new MEPs will sit in the Industry, Research and Energy (ITRE) Committee  of the European Parliament. Those MEPs will have a key role to play in ensuring the EU’s R&I policies deliver real benefits for people and the planet throughout the 2019-2024 legislature. Civil society organisations have developed this guide for MEPs to set out key opportunities and risks in the EU’s next research and innovation programme.

Horizon 2020 will end in 2020 and will be replaced with Horizon Europe, which will cover the period 2021- 2027. Horizon Europe will be a major opportunity to bring real benefits for citizens and the planet and to deliver on our international commitments by 2030.

Civil society (NGOs and citizens) are not traditionally seen as stakeholders in Research & Innovation (R&I), unlike scientists, researchers and industry. Yet R&I is deeply relevant and important for society beyond institutional or commercial priorities. It is one of the key policy areas that can help us deliver a better future for EU citizens. R&I is integral to addressing the many challenges faced by society, including in health and wellbeing, food and farming systems, climate change, energy, democracy and digitalisation.

Civil society organisations have identified opportunities and challenges in the next R&I programme Horizon Europe. Together with concrete recommendations for new MEPs the guide on EU R&I policies also features a phonebook with contact details of different organisations for thematic expertise

G7 santé : réaction de la société civile

A l’issue de deux jours de rencontres les 16 et 17 mai, les Ministres de la santé des pays membres du G7 ont adopté une déclaration réitérant leur engagement en faveur d’une action inclusive et durable pour la santé mondiale, une déclaration de bonnes intentions, sans véritable engagement financier où les droits et la santé sexuels et reproductifs sont aux abonnés absents.

 

Les associations des 7 pays membres réunies autour du C7 (Civil 7) et du W7 (Women 7) se félicitent de l’engagement du G7 de maintenir la santé mondiale comme priorité politique au plus haut niveau et de soutenir le succès financier de la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme qui se tiendra le 10 octobre prochain à Lyon.

« Alors que les pays du G7 représentent près de 80% des ressources totales du Fonds mondial, aucun pays n’a saisi l’occasion de cette réunion pour annoncer un engagement financier précis et anticipé. Cela aurait permis d’envoyer un signal politique fort aux autres donateurs et de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale en faveur de la lutte contre les pandémies et de l’accès aux soins pour tous et toutes. », déplore Bruno Rivalan, directeur exécutif adjoint d’Action Santé Mondiale et représentant du C7.

Nos associations déplorent également que les Ministres de la santé du G7 aient évité les sujets qui fâchent, notamment les droits et la santé sexuels et reproductifs. C’est pourtant l’un des outils clés des soins de santé primaires et de lutte contre les inégalités en santé, qui était déjà le grand absent de la Ministérielle genre la semaine dernière. « Comment parler d’égalité femmes-hommes sans s’engager sur les droits fondamentaux des femmes et des filles à disposer de leur corps ? » alerte Aurélie Gal-Régniez, directrice exécutive d’Equipop et représentante du W7. « L’actualité souligne le fait que l’accès à l’avortement recule dans de nombreux États. Les États du G7 qui, comme la France, ont une position diplomatique forte d’un point de vue rhétorique, doivent désormais dégager des financements supplémentaires pour défendre concrètement les DSSR des femmes – dans le cadre du G7 ou en dehors ».

Nos associations saluent la priorité donnée aux soins de santé primaires, l’outil le plus efficace pour lutter contre les inégalités de santé, notamment liées au genre, et pour assurer à chacun.e la réalisation de son droit à la santé.  Mais aujourd’hui les patient.e.s paient plus pour les soins de santé primaires que les bailleurs et les gouvernements combinés. Il faut aller au-delà d’une plateforme de partage d’expérience, et s’assurer que les pays du G7 augmentent leurs financements en faveur des soins de santé primaires et ciblent en priorité les populations exclues et vulnérables.

 

Les associations du C7 et du W7 appellent les chef.fe.s d’État et de gouvernement à prendre des engagements politiques et financiers concrets et ambitieux en faveur de l’accélération de l’atteinte de l’ODD 3 lors du Sommet G7 à Biarritz en août. Au-delà des déclarations politiques, l’atteinte de l’ODD 3 visant à assurer la bonne santé et le bien-être de tous.tes nécessitera des efforts financiers ambitieux de chaque pays. En tant que principaux donateurs de l’aide au développement en santé, les pays du G7 ont ici un rôle crucial à jouer, notamment dans les pays à faible et moyen revenu.

 

Notes aux éditeurs

  • Le C7 (Civil 7) est un groupe d’engagement du G7 rassemblant quelques 170 organisations de la société civile et associations des pays membres du G7. En 2019, lors de la présidence française, il a pour chef de file Coordination SUD et ses travaux visent à promouvoir ses recommandations auprès des décideurs du G7 sur la lutte contre les inégalités à travers l’égalité femmes-hommes, le climat et l’environnement, l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, l’agriculture et la nutrition, la paix et la sécurité, le financement du développement et la justice fiscale.
  • Le W7 (Women 7) rassemble des organisations féministes des pays du G7 et du monde entier. Sa mission principale est de s’assurer que les pays du G7 prennent des engagements tant financiers que politiques en 2019 et au-delà, qui permettront d’avoir un impact concret et durable sur la vie des femmes et des filles partout dans le monde. Pour en savoir plus : feministscount.org

 

Contacts presse

  • Bénédicte Bimoko, chargée de communication, Coordination SUD – 01.44.72.03.78 / 07.76.78.15.19, bimoko@coordinationsud.org
  • Margot Jaymond, chargée de plaidoyer, Action Santé Mondiale pour le C7 – 09.83.25.40.71 / 06.64.80.05.72, mjaymond@ghadvocates.org
  • Nicolas Rainaud, responsable plaidoyer, Equipop pour le W7 – 06.73.72.25.37, rainaud@equipop.org

Civil society calls on national leaders to nominate right European commissioners

As EU heads of states and governments gathered in Sibiu, Romania on 9th of May to agree on Strategic Agenda for the next five years, 54 civil society organisations from across Europe published a statement urging national leaders to nominate European commissioners who will support and serve present and future generations, and prioritise environment, quality of life and decent work in a letter.

The Sibiu Summit is set to be the culmination of discussions around the Future of Europe and is presented as a reason to celebrate a more united, stronger and more democratic EU.  Among others, civil society calls to put public interest first, develop a needs-driven and responsible research and innovation policy, and ensure a high level of protection of human health and well-being in all EU policies.

The nomination of commissioners should officially take place after the EU elections in May.

The full civil society letter can be found here.

For more information, contact Marine Ejuryan, EU Advocacy Manager, at mejuryan@ghadvocates.org

Lettre ouverte des ONG françaises

La solidarité internationale, l’autre priorité des Françaises et des Français.

Lettre ouverte des ONG françaises de la solidarité internationale au Président de la République pour qu’il tienne ses promesses, et que la prochaine loi d’orientation pour le développement soit assortie d’une programmation budgétaire. “Nous la souhaitons ambitieuse dans ses objectifs et dédiée aux droits humains, à la lutte contre la pauvreté, les inégalités et le dérèglement climatique. Nous la souhaitons ambitieuse aussi dans ses moyens.”

A retrouver en ligne sur Médiapart

Monsieur le Président,

Quelques mois après votre prise de fonction, vous avez annoncé mettre la politique de développement au cœur de la politique étrangère de la France et, à cette fin, relever ses moyens pour atteindre 0,55 % du revenu national brut en 2022. Vous avez ensuite souhaité que la prochaine loi d’orientation pour le développement soit assortie d’une programmation budgétaire incluant cette trajectoire. Nos organisations, associations actrices de la solidarité internationale, avec toutes celles et ceux qui sont engagés au quotidien pour cette cause, avaient salué ces annonces. Il était attendu que cette loi soit votée au printemps 2019 ce qui aurait été une façon concrète pour la France de prouver son engagement à l’occasion de l’accueil du G7 en août et de la présentation de sa feuille de route pour les Objectifs de développement durable (ODD) aux Nations unies en septembre.

Report après report, le projet aboutirait au mieux à l’automne 2019 ! La France a certes engagé un redressement de son aide publique, mais la progression reste trop faible pour atteindre l’objectif visé. En l’absence de la visibilité que doit donner la loi, nous sommes amenés à nous interroger sur l’actualité de l’ambition posée initialement. Quel sens aurait une programmation budgétaire décidée pour les deux seules dernières années du quinquennat ?

Comment comprendre et accepter la contradiction entre, d’un côté, des déclarations fortes et répétées sur les enjeux internationaux (accord de Paris, ODD) et, de l’autre, le retard et l’absence de calendrier pour la présentation de cette loi ? Traduction des ambitions françaises en matière d’aide publique au développement, cette loi ne peut plus attendre car elle est aussi l’incarnation de la contribution solidaire de la France à l’équilibre du monde.

Chaque jour, l’actualité nous rappelle les effets dramatiques des dérèglements climatiques, de la pauvreté, de la faim, des inégalités sociales, des discriminations de genre et des violences faites aux femmes. Les zones de crise humanitaire s’étendent, notamment celles dues aux conflits. Nos organisations sont mobilisées parce que nos sociétés sont interdépendantes, parce que les enjeux auxquels nous faisons face sont universels et parce qu’il ne peut y avoir de réponse durable dans un seul pays. C’est ce que consacrent l’agenda 2030 du développement durable et l’accord de Paris sur le climat de 2015.

Les citoyennes et citoyens en France en sont conscients. Conscients de l’urgence climatique et solidaire comme l’ont démontré notamment leurs contributions au Grand débat national et leurs mobilisations régulières depuis des mois. Leur lucidité quant à la communauté de destin qui lie tous les peuples du monde explique que notre société est profondément attachée à la solidarité internationale et à l’action des ONG pour la mettre en œuvre comme le montrent les derniers sondages.

Une accélération est indispensable pour redonner force à cette politique. Nous la souhaitons ambitieuse dans ses objectifs et dédiée aux droits humains, à la lutte contre la pauvreté, les inégalités et le dérèglement climatique. Nous la souhaitons ambitieuse aussi dans ses moyens pour atteindre 0,55 % du RNB en 2022 et fixer l’objectif de 0,70 % en 2025. Nous souhaitons que l’aide publique au développement donne une place centrale aux pays partenaires dans les choix des priorités, avec la pleine participation de la société civile, ici comme dans les pays partenaires, pour plus de proximité, d’efficacité, de participation et d’appropriation démocratique. Nous la souhaitons centrale enfin dans l’agenda gouvernemental afin que toutes les politiques publiques soient mises en cohérence avec ses objectifs.

Monsieur le Président, en matière de solidarité internationale, l’urgence est dramatiquement là, il s’agit d’y répondre avec davantage que des mots.

Premières organisations signataires :

Coordination SUD, Philippe JAHSHAN, président

OXFAM France, Cécile DUFLOT, directrice générale

Etudiants & Développement, Ruvie GAMBIA, président

Action contre la faim, Thomas RIBEMONT, président

GRDR Migration-Citoyenneté-Développement, Francis MONTHÉ, président

Fédération Handicap International, Manuel PATROUILLARD, directeur général fédéral

Secours Islamique France, Rachid LAHLOU, président

Médecins du Monde, Philippe de BOTTON, président

Première Urgence Internationale, Vincent BASQUIN, président

Coordination Humanitaire et Développement (CHD), Xavier Boutin, Thierry Mauricet, co-présidents

Secours Catholique – Caritas France, Bernard THIBAUD, secrétaire général

CCFD – Terre solidaire, Sylvie BUKHARI de PONTUAL, présidente

CRID, Emmanuel POILANE, président

GRET, Olivier BRUYERON, directeur général

SOS Villages d’Enfants France, Isabelle MORET, directrice générale

Groupe Initiatives, Pierre JACQUEMOT, président

CLONG-Volontariat, Guillaume NICOLAS, vice-président

Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM), Thierno CAMARA, président

La Chaîne de l’Espoir, Jean-Roch SERRA, directeur général

EDUCASOL, Carole COUPEZ, présidente

AIDES, Aurélien BEAUCAMP, président

Ligue des droits de l’Homme, Malik SALEMKOUR, président

Le Planning Familial, Véronique SEHIER, coprésidente

CARE France, Philippe LEVEQUE, directeur général

Fondation Energies pour le Monde, Vincent JACQUES le SEIGNEUR, directeur général

ECPAT France, Emilie VALLAT, directrice

HAMAP-Humanitaire, Joël KAIGRE, président

Réseau Foi & Justice Afrique Europe antenne France, Jean-Louis MAROLLEAU, secrétaire exécutif

Association HUMATEM, Cathy BLANC-GONNET, directrice-coordinatrice

Comité Français pour la Solidarité Internationale, Yves LE BARS, président

SOLTHIS, Louis PIZARRO, directeur général

MEDAIR France, Annick BALOCCO, directrice

F3E, Pauline DE LA CRUZ, présidente

Planète Enfants & Développement, Stéphanie SELLE, directrice

Coalition Eau, Sandra METAYER, coordinatrice

Solidarité Laïque, Anne-Marie HARSTER, présidente

Agronomes et Vétérinaires sans Frontières, Frédéric APOLLIN, directeur

Ingénieurs sans frontières, Guillaume NATAF, président

Initiative Développement, Marie-Françoise PLUZANSKI, présidente

GERES, Laurence TOMMASINO, déléguée générale

Acting for Life, Bertrand Lebel, directeur exécutif

Action Santé Mondiale, Bruno Rivalan, directeur exécutif adjoint

CEMEA, Jean-Luc CAZAILLON, directeur général

Réseau Associatif pour le Développement et la Solidarité Internationale

Nouvelle-Aquitaine (RADSI Nouvelle-Aquitaine), Josyane Pérez, présidente

Plan International France, Yvan SAVY, directeur

Terre des Hommes France, Lysiane ANDRE, présidente

Aide et Action, Gwenaëlle BOUILLE, présidente

One, Friederike RÖDER, Directrice Union européenne et France

Cnajep, François MANDIL, président

Asso 4D, Benoît SIMON, président

Futur Au Présent International, Matthieu GAUTIER, directeur Général

ATD Quart Monde, Paul Maréchal, Délégué national

APDRA – Pisciculture paysanne, Claire GSEGNER, présidente

RéCiDev, Patrice BERNARD, président

Chiffres OCDE

APD : une hausse artificielle et mal orientée

L’OCDE publie aujourd’hui les chiffres officiels de l’aide publique au développement (APD) délivrée en 2018 par les principaux bailleurs, dont la France. A cette occasion et suite à la journée mondiale de la santé célébrée ce week-end, Action Santé Mondiale met en regard ces chiffres de l’APD globale française et l’aide spécifique que les principaux bailleurs européens apportent en santé. 

Des tendances similaires et inquiétantes apparaissent.

L’APD totale de la France en 2018 : loin des promesses présidentielles, une APD gonflée artificiellement

La France ne respecte pas ses engagements avec seulement 0,43% de la richesse nationale allouée à l’APD en 2018, soit en deçà des engagements gouvernementaux fixés à 0,44% cette même année dans le but d’atteindre 0,55% à la fin du quinquennat.

Ce passage à 0,43% acte une faible hausse de 500 millions d’USD par rapport à 2017. Cette hausse timide n’est pas le reflet d’un véritable effort budgétaire mais d’une augmentation artificielle liée à une flambée ponctuelle des prêts aux banques multilatérales qui n’orientent pas prioritairement leur fonds vers les secteurs sociaux.

Ces deux tendances font échos à celles que l’on trouve en matière de santé chez les principaux bailleurs européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, institutions européennes) jusqu’en 2016 comme le montre l’étude d’Action Santé Mondiale : non seulement la part de l’aide en santé de ces grands bailleurs diminue ce qui prouve que la hausse globale de leur aide n’a pas bénéficié à la santé, mais en plus les instruments de prêts sont favorisés, ainsi que l’aide à destinations des pays les plus riches.

L’aide en santé des principaux bailleurs européens : des tendances similaires inquiétantes

En effet, alors que nous sommes en retard pour atteindre les cibles santé des Objectifs de développement durable (ODD), notre analyse montre que la part de l’aide allouée à la santé a tendance à diminuer. Malgré une forte priorisation internationale des problématiques sanitaires depuis le début des années 2000 et renforcée par l’avènement de l’Agenda 2030, on observe une tendance générale à la diminution des financements en faveur de la santé mondiale pour la France, l’Union européenne et le Royaume-Uni en moyenne depuis 2014/2015. C’est un constat particulièrement alarmant pour l’atteinte de l’ODD 3 d’ici 2030.

Bien que la santé soit une priorité de sa politique de développement, la France reste très éloignée de la recommandation de la commission Macroéconomie et Santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’accorder 0,1% de son revenu national brut (RNB) à l’APD santé. Selon notre méthodologie, cette part atteint 0,042% du RNB en 2016, soit moins de la moitié. D’après nos estimations, si la France souhaite mettre en œuvre cette recommandation, il est indispensable qu’elle consacre au moins 15% de son APD à la santé mondiale en dons d’ici 2022.

Parmi les 4 donateurs étudiés, notre analyse montre également en moyenne un changement dans les modalités et les récipiendaires de l’aide en santé avec une augmentation des prêts et une plus forte priorisation des pays les plus riches. Comme l’Allemagne, la France a sensiblement augmenté la part des prêts dans son APD santé depuis 2012 : alors qu’elle était composée de 100% de dons en 2007, notre analyse montre que ce chiffre est tombé à 90% en 2016. Cette dynamique est d’autant plus inquiétante qu’elle change non seulement la manière de faire de l’aide en santé mais également les pays récipiendaires de cette aide, la grande majorité des prêts étant destinée à des pays à revenu supérieur intermédiaire. La progression des prêts se fait donc au détriment des pays les plus pauvres, pourtant priorisés au sein de la politique française de développement, notamment dans un contexte de baisse de l’aide en santé. Cette tendance française s’oppose aux modèles britannique et européen, dont l’aide en santé est presque entièrement composée de dons.

Par ailleurs, cette tendance est également valable pour l’aide santé bilatérale en dons puisque sa part accordée aux pays à revenu intermédiaire supérieur a augmenté chez les 4 donateurs de 2014 à 2016. Pour la France et l’Union européenne, sa part accordée aux pays à faible revenu a même diminué pendant cette même période.

En matière de mise en œuvre de l’aide en santé, nous notons la tendance positive relative à la France et à l’Allemagne qui n’ont pas utilisé de partenariats publics-privés pour acheminer leur aide entre 2014 et 2016, contrairement au Royaume-Uni et à l’Union européenne.


Contact Presse : Lucie Brousset – lbrousset@ghadvocates.org – 06 58 01 64 47

HEALTH CIVIL SOCIETY CALLS UPON MEMBER STATES TO SUPPORT EUROPEAN PARLIAMENT’S STRONG STAND ON HEALTH WITHIN THE EU BUDGET 2021-2027

On 1 April 2019, health civil society has published a statement calling on the Council and its Working Party on Structural Measures, responsible for the European Social Fund Plus (ESF+) file, to uphold the improvements to the Health Strand suggested by the European Parliament. The initiative was supported by members of the EU4Health campaign and members of the EU Civil Society Forum on HIV/AIDS, tuberculosis (TB) and viral hepatitis.

Civil society particularly calls upon the Council to support health-friendly amendments of the European Parliament during the inter-institutional negotiations on ESF+, such as, for example, mainstreaming health in all EU policies and implementing systematic health impact assessment of EU policies, adopting a Public Health Strategy,  strengthening public health civil society, including European umbrella organisations.

The full reaction letter can be found here.

Members of the EU Civil Society Forum on HIV/AIDS, TB and viral hepatitis and the Civil Society Forum on Drugs had previously reacted to the European Parliament report on the Commission proposal on ESF+ and Health Strand, welcoming the Parliament’s suggestion to increase the budget for Health Strand and adopt ambitious political leadership for a sustainable regional response to the fight against HIV/AIDS, TB and hepatitis in Europe.

 

For more information, contact Marine Ejuryan, EU Advocacy Manager, at mejuryan@ghadvocates.org

Audition conjointe d’ONG d’aide au développement

Paris, le 13 mars 2019 –  La Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a auditionné plusieurs ONG d’aide au développement, dont Action Santé Mondiale, dans la perspective de la future loi d’orientation et de programmation sur la solidarité internationale (LOP-DSI). – Coordination Sud, CCFD Terre solidaire, Action Santé Mondiale, Plan international France, La Chaîne de l’Espoir.

Claire Baudot, Responsable plaidoyer pour Action Santé Mondiale, revient sur l’importance de mobiliser les financements innovants tels que la taxe sur les billets d’avion et la taxe sur les transactions financières pour atteindre l’objectif de 0,55% du RNB d’ici 2022.

“La taxe sur les transactions financières est un symbole qui fait, aujourd’hui, échos aux revendications populaires et qu’il serait risqué, politiquement, d’abandonner.”