Is the global COVID-19 response falling behind on health systems funding ?

Over one year after it’s occurence, COVID-19 is still changing the wordl, affecting health care systems all around the world. While hopes are high that vaccines will offer relief, a recent Lancet paper highlights the need to increase investment and support health system in order to build back better after this pandemic.

In “Health systems neglected by COVID-19 donors”, the Lancet points out that while donors “talk in strong terms about the importance of resilient health systems”, in fact only 6% of the overall contributions to COVID-19 Tools Accelerator (ACT-A) have been reserved for health-care systems, with only one of the top seven ACT-A donors (Germany) earmarking for health systems.

ACT-A initially neglected health systems as a stand-alone pillar, only adding it to the September 2020  investment.

Due to an overall shortage in political and financial commitments, the so-called “health systems connector” (HSC) pillar is the least funded, receiving only $361 million out of the total $9 billion need. However, as the Lancet rightly points out, even if the pillar was fully funded, a large range of issues remain unconsidered in the  $9 billion ask. 

An extra $9.7 billion is needed to support the health systems of the poorest countries.

In order to tackle this pandemic efficiently, health systems around the world are in need of urgent support. In addition to oxygen and PPE, support is needed for “the cost of disposal of PPE, investments in electricity grids and pipes to make oxygen functional, the shortage of health workers, training, and the added pressure on infrastructure, such as cold chains”. Growing concerns over the inequity of access to COVID-19 tools have thus far only referred to the existing funding gap –  but WHO, the Global Fund, and the World Bank estimate that an extra $9.7 billion is needed to support the health systems of the poorest countries.

Only strong systems can in fact take effective pandemic control  leaving low income countries with the double burden of lack of vaccines and weak health systems.

On a continental level, the EU has taken first steps towards strengthening the EU’s health systems by initiating the establishment of HERA in order to tackle future pandemics through crisis preparedness and management (Read about ‘A new EU Global Health Strategy: Why it’s needed and how it should look’ here).

The same efforts are needed, now more than ever, all around the world – and low and middle income countries are no exception. In many L/MIC’s, the pandemic has stressed supply chains and increased risks for people living with HIV, malaria, tuberculosis, poliovirus and other non-communicable diseases.

With health systems facing the dual challenge of providing essential services while rolling out efficient and effective COVID-19 treatment action, inequalities are further exacerbated. Only strong systems can in fact take effective pandemic control – leaving low income countries with the double burden of lack of vaccines and weak health systems. This crisis is an opportunity to implement changes that benefit both health security and Universal Health Coverage – let’s take it! 

Loi de solidarité internationale : alors que les inégalités mondiales se creusent, la France doit faire plus

 

 

 

 

 

Paris, le 16 Décembre 2020

 

Aujourd’hui, le gouvernement a présenté en Conseil des ministres son projet de loi d’orientation et de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Une promesse de campagne du président attendue depuis le début du quinquennat par les ONG et qui a déjà été plusieurs fois reportée. L’examen parlementaire devra désormais permettre un renforcement du texte en prolongeant la programmation budgétaire jusque 2025 et en prévoyant d’allouer au moins 50 % de l’APD aux services sociaux essentiels. La dernière version du texte à laquelle nos ONG ont eu accès ne donne pas suffisamment de garanties pour placer la France aux avant-postes de la réponse internationale face à la crise actuelle et de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) partout dans le monde.

 

Nous saluons l’ambition de la France de faire de la lutte contre les inégalités mondiales un engagement fort de sa politique étrangère. Ce projet de loi, qui a vocation à orienter la politique de développement française pour les cinq prochaines années, sera discuté au Parlement alors que la pandémie de COVID-19 continue de sévir. Au-delà des dangers liés au virus, cette crise accentue les inégalités, menace les progrès accomplis ces trente dernières années en risquant de faire sombrer un demi-milliard de personnes dans la pauvreté ou en entraînant le rebond d’autres pandémies.

 

Déjà avant la crise, plus de la moitié de la population mondiale était privée d’accès à des services de santé essentiels ; 258 millions d’enfants, d’adolescent·e·s et de jeunes n’étaient pas scolarisé·e·s ; 2,2 milliards de personnes n’avaient pas accès à l’eau potable ; moins d’une personne sur cinq dans les pays à faible revenu bénéficiait de mesures de protection sociale et près de 9% de la population mondiale souffrait de la faim.

 

Investir massivement dans les secteurs sociaux de la santé, de l’éducation, de la protection sociale, de l’eau et de l’assainissement s’impose plus que jamais comme la façon la plus efficace de réduire les inégalités, particulièrement celles liées au genre, et ne laisser personne pour compte. En 2019, seuls 20% de l’aide au développement de la France bénéficiait à ces secteurs. Pour être à la hauteur de l’urgence et répondre à l’ambition posée par cette loi, la France doit s’engager à consacrer la moitié de son aide publique au développement aux secteurs sociaux essentiels et se doter d’objectifs forts visant à lutter efficacement contre les inégalités de genre. De telles cibles chiffrées sont pour l’instant trop peu ambitieuses voire complètement absentes du projet de loi.

 

Nos organisations appellent à ce que la programmation budgétaire soit étendue et permette d’atteindre l’objectif cinquantenaire d’une APD équivalente à 0,7 % de la richesse nationale au plus vite et avant 2025. Ce, afin de pallier les retards pris dans la présentation de ce texte et lui permettre d’inscrire la politique française de coopération au développement dans une projection durable. Tel que rédigé, ce projet de loi n’offre aujourd’hui de visibilité que jusqu’à 2022.

L’urgence de la situation nécessite un renforcement immédiat du contenu de la loi afin que la France s’engage pleinement et efficacement pour la solidarité internationale.

 

L’aide publique au développement doit augmenter et s’orienter pour servir au mieux son seul objectif: lutter contre la pauvreté et les inégalités mondiales.

 

Action contre la Faim, Action Santé Mondiale, Coalition Eau, Coalition Education, ONE, Oxfam, Solidarité Sida

CSO joint letter : Turn health systems strenghtening a pillar of renewed EU-Africa Partnership

The EU programming process and the upcoming discussion on the EU-Africa partnership offer the possibility for the EU to continue to show leadership in health.

On December 9, H.E. Moussa Faki Mahamat, President of the Commission of the African Union and Charles Michel, President of the European Council meet to discuss a “renewal of the global partnership between Europe and Africa”.

This is a great opportunity to make health systems strengthening a pillar of this renewed partnership. The Covid19 pandemic has shown the precariousness of pandemic preparedness and the public health system, resulting from chronic underfunding and under-prioritization of health.

Civil society organizations call in a joint letter to prioritize the right to health for all and to step up investments in strengthening health systems, especially community systems and national public funding.

 

Joint CSO Letter on SUPPORTING THE PROPOSAL TO A WAIVER FROM CERTAIN PROVISIONS UNDER THE TRIPS AGREEMENT DURING THE COVID-19 PANDEMIC

Aligned with our first support through the open letter signed by more than 500 organisations, GHA and more than 100 civil society organisations are now calling the European Parliament and national parliaments of EU member states for support for India, South Africa, Eswatini and Kenya landmark proposal. This waiver demands of a temporary lifting of certain intellectual property (IP) provisions under the Agreements on Trade-related Intellectual Property Rights (TRIPS) for Covid 19 medical diagnostics, treatments and vaccines in order to ensure sufficient access and availability of Covid19 medical technologies during the time of pandemic.

This joint CSO letter  is demanding the EU Parliament and national parliaments to urgently support the waiver proposal and ask the EU Commission, which has already exposed a strong opposition to the proposal, to reconsider its position and embody its equity value.

Read the Joint CSO letter to EP on Covid19 WTO TRIPS Waiver

Forum de Paris pour la Paix : des annonces trop timides de la France pour garantir un accès universel aux outils de lutte contre la Covid19

 

Paris, le 12 novembre 2020

 

Ce jeudi 12 novembre 2020 se tenait la troisième édition du Forum de Paris pour la Paix. Cette année, le sommet rassemblait la communauté internationale et les acteurs de la gouvernance mondiale pour apporter une réponse globale à la pandémie de Covid-19. A ce titre, il marquait un temps fort pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la pandémie.

 

La France confirme les engagements déjà annoncés précédemment

Lors de la séquence dédiée à l’ACT-A, le dispositif de réponse internationale à la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron a confirmé les 100 millions d’euros en faveur de la garantie de marché (AMC) Covax, mécanisme central visant à faciliter l’accès des 92 pays les plus pauvres aux futurs vaccins contre la Covid-19, ainsi que les 50 millions pour l’OMS et 10 millions pour Unitaid. Cependant, ces enveloppes correspondent aux montants qui avaient déjà été annoncés par le Président de la République, notamment lors de la conférence de reconstitution de Gavi, l’Alliance pour le vaccin, en juin 2020, pour la partie vaccin.

 

Une faible ambition par rapport à l’ampleur des besoins

Malgré les annonces de ce jour, la réponse internationale à la pandémie de Covid-19 est encore bien loin d’être suffisamment financée et adaptée aux enjeux. Jusqu’à aujourd’hui, le gap financier pour atteindre la cible fixée par le plan d’investissement de l’ACT-Accelerator s’élevait encore à 28,4 milliards de dollars, dont 4,5 milliards nécessaires rapidement. Au-delà des vaccins, les besoins demeurent considérables en matière de développement, de fabrication, d’achat et de distribution de tests et de traitements. De même, le pilier relatif aux systèmes de santé doit bénéficier de financements supplémentaires, car la qualité et la capacité de ces derniers à atteindre les populations les plus vulnérables sont essentielles au déploiement équitable de la réponse médicale/sanitaire à la Covid-19. A ce titre, nous accueillons favorablement les annonces du Président Emmanuel Macron en faveur d’une consolidation des soins de santé primaires mais rappelons qu’elles devront s’accompagner d’une mobilisation plus ambitieuse des moyens de l’aide publique au développement de la France.

 

Pas de changement de paradigme en matière d’accès

Si nous saluons le leadership politique porté par la France depuis le mois de mai pour faire du futur vaccin un bien public mondial accessible à tous et toutes, répété durant ce sommet, force est de constater qu’aucune mesure concrète n’a été prise pour traduire ces discours en actes. Durant la dernière Assemblée Générale des Nations unies, la France annonçait sa volonté de doter l’ensemble des parties prenantes d’ACT-A d’une charte commune pour garantir l’accès de tous et toutes aux outils de lutte contre la Covid, dans une perspective d’équité mais également d’efficacité de la réponse : nous ne vaincrons l’épidémie que si l’ensemble des populations et pays en ayant besoin ont accès aux traitements, vaccins et diagnostics. Parmi les principes défendus par la France figurent notamment la mise en commun des résultats de la recherche et des essais cliniques, la garantie d’un prix juste et transparent ainsi que le partage de la propriété intellectuelle. Le président de la République a répété pendant ce Forum la nécessité d’une charte pour ACT-A, indiquant notamment sa volonté de conditionner les fonds publics déployés sans toutefois préciser le type de conditionnalités concernées.

 

Toutefois, les mesures adoptées ne reflètent pas ces positions ambitieuses. Seul un don en nature de vaccins aux pays les plus pauvres sur les stocks de vaccins négociés par la France a été annoncé, mais aucun engagement n’a été pris sur la position portée par la France dans les processus internationaux en cours, qui seront pourtant cruciaux pour assurer la production et l’accès aux vaccins partout dans le monde. La France n’a toujours pas apporté son soutien à la proposition portée à l’Organisation mondiale du commerce par l’Inde et l’Afrique du Sud, soutenue par l’OMS, visant à suspendre temporairement un certain nombre de dispositions des accords ADPIC sur la propriété intellectuelle. De même, elle n’a toujours pas rejoint le Groupement d’accès aux technologies contre la Covid-19, le C-TAP alors même que le partage de la propriété intellectuelle, des données, des technologies, des savoirs et savoir-faire est une condition sine qua non de l’augmentation des capacités de production. Pire, la France fait partie de ces quelques États représentant seulement 13% de la population mondiale, qui ont d’ores et déjà réservé plus de la moitié des doses de vaccins potentiels. Si la France entend porter un leadership politique en matière d’accès aux futurs outils médicaux contre la Covid-19, elle doit mettre ses discours en pratique. Nous rappelons que c’est uniquement en garantissant un accès de tous et toutes aux outils de réponse à la pandémie de Covid-19, et notamment des pays les plus fragiles et des populations les plus vulnérables, que nous réussirons collectivement à éradiquer la pandémie.

 

Nous serons vigilant.e.s à la concrétisation des annonces de la France ainsi qu’à la poursuite de sa mobilisation financière en faveur du mécanisme ACT-A et de la lutte contre la Covid-19 et attendons, au-delà de cette réponse immédiate, des engagements de plus long terme pour assurer un renforcement durable des systèmes de santé dans le monde.

 

Contact presse :

Elisa Domingues Dos Santos

edominguesdossantos@ghadvocates.org

06 28 03 59 45

Finance en Commun – Banques Publiques de Développement : le temps de l’engagement

Alors que le monde est confronté à la plus grave crise sanitaire du siècle qui menace de plonger près de 150 millions de personnes supplémentaire dans la pauvreté d’ici 2021, s’ouvre aujourd’hui à Paris le Sommet Finance en Commun qui réunit près de 450 Banques Publiques de Développement (BPDs) pour discuter de développement durable. La société civile internationale se mobilise au travers d’une déclaration commune, pour que ce sommet constitue une opportunité de questionner le rôle que doivent jouer les BPDs dans l’atteinte des ODD et leur capacité à aborder les défis structuraux qui mènent à de telles crises globales.

Pour cela, il est urgent qu’elles s’engagent à investir les ressources considérables dont elles ont la charge en plaçant l’humain et la réalisation des droits fondamentaux au cœur de leur engagement. Ceci ne sera possible que si les BPDs transforment leur modèle de financement qui priorise aujourd’hui les secteurs les plus rentables, la maximisation des profits, les prêts et la substitution du financement privé sur l’investissement public. Ces modalités de financement qui peinent à prouver leur efficacité dans l’atteinte des ODD, ont des conséquences néfastes sur les économies des pays récipiendaires et leurs capacités à investir dans leur développement ; avant le début de la crise Covid, 46 Etats dépensaient quatre fois plus pour rembourser leur dette que pour développer leurs services sociaux de base. Pis encore, elles mènent trop souvent à la violation des droits humains et à la destruction de l’environnement. 

Comme  nous le recommandons aussi dans notre appel, l’impact des investissements des BPDs doit servir directement le développement de l’accès aux services sociaux de base, leviers essentiels de la réduction des inégalités et piliers de l’éradication de la pauvreté et ce, par l’intermédiaire de dons qui priorisent les économies les moins avancées.

La pandémie de Covid19 n’est pas un hasard ni un évènement isolé, c’est le résultat de problèmes systémiques et structuraux globaux ; il est temps de s’engager durablement pour que les mêmes erreurs ne mènent pas aux mêmes catastrophes.

TRANSPARENCE DU MÉDICAMENT : APRÈS LES DISCOURS, A QUAND LES ACTES ?

 

 

 

 

 

Communiqué de presse – A Pantin, le 9 novembre 2020

A la veille des discussions du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021 en séance au Sénat, nous associations de patients-es et de santé appelons le Gouvernement à tenir ses promesses en faveur de plus de transparence dans le parcours du médicament. Malgré les nombreux engagements de la France et une première victoire parlementaire, nous nous inquiétons de leur mise en œuvre concrète dans un contexte plus que jamais pressant.

Les engagements de la France ne doivent pas être des propos creux

Depuis plusieurs mois, la France se positionne sur la scène internationale en multipliant les prises de parole pour plus de transparence dans le parcours du médicament. En 2019 à l’Assemblée mondiale de la Santé, les ambassadeurs français votaient en faveur de la résolution proposée par l’Italie sur la transparence du marché des produits de santé, incluant notamment un engagement de transparence des financements publics tout au long de la chaîne de production . En septembre dernier, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelait également à plus de transparence dans le contexte de la crise sanitaire. Il notait notamment que « si l’industrie pharmaceutique joue un rôle essentiel pour permettre [des] innovations […], il serait inacceptable que certains s’enrichissent en profitant du désarroi des populations » .

Transparence des investissements publics : une première victoire teintée d’interrogations

En première lecture du PLFSS 2021 à l’Assemblée nationale, les députés-es ont largement adopté un amendement visant à rendre publics les montants des investissements de l’Etat en R&D biomédicale. Une telle information est cruciale afin de mieux négocier les prix des médicaments avec l’industrie pharmaceutique : ces derniers demeurent anormalement élevés, compte tenu des sommes colossales historiquement investies par l’Etat en la matière, et les débats prennent une actualité particulière au vu des milliards injectés dans la course au vaccin contre la Covid 19. C’est un premier pas vers une victoire pour la transparence que nous célébrons, sans pourtant sous-estimer les combats qui nous séparent de la mise en œuvre des engagements français.
Depuis la première introduction de cette mesure citoyenne par Olivier Véran à l’Assemblée nationale en 2019, les textes ont fait l’objet de nombreuses altérations. La mention de la prise en compte de ces montants par le négociateur français dans la fixation des prix a été systématiquement effacée, alors que les investissements des laboratoires demeurent centraux dans les négociations. Cette année, c’est également la publication des montants médicament par médicament qui est supprimée, soulevant nos inquiétudes : en présentant des données agrégées, comment répondre aux objectifs de transparence qui motivent cette mesure ? Et surtout comment des montants agrégés pourraient-ils être utiles à l’Etat dans sa négociation avec les laboratoires, qui se fait produit par produit ? Rappelons enfin que les réductions fiscales liées au crédit d’impôt recherche (CIR) sont conditionnées à des justificatifs de dépenses qui sont détaillées et non pas agrégées, il n’y a donc pas de raison de ne pas utiliser ces informations.

Assurés-es dans nos échanges avec le ministère de la constance des engagements d’Olivier Véran, nous attendons une mise en œuvre rapide de ces mesures dans le respect de leur esprit initial. Nous appelons députés et sénateurs à maintenir leur mobilisation jusqu’à l’atteinte de cet objectif.

Contacts presse :
Action Santé Mondiale : Elisa Domingues dos Santos / edominguesdossantos@ghadvocates.org
AIDES : Adèle Simon / asimon@aides.org
Médecins du Monde : Margaux Lesage : margaux.lesage@medecinsdumonde.net – 06 30 52 82 34

A Coherent COVID-19 Response: How the EU can continue its leadership in Global Health

Global Health Advocates (GHA) has published a policy note highlighting key concerns about EU development programming, particularly as it relates to the underfunding of global health. The EU and its Member States together make the world’s largest development aid donor, but the novel coronavirus (COVID) is now threatening to undermine vital development gains “Team Europe” has made, including steps made towards achieving the Sustainable Development Goals (SDGs). Over 1 million people have already lost their lives – and the risks are particularly high for people living with HIV, malaria, tuberculosis, poliovirus and other non-communicable diseases. 

While we recognize the leadership role the EU has played in the global COVID-19 response, we urge the EU to maintain consistency between their “Team Europe” approach to COVID-19 and their programming process, by 

◊ meeting its commitments to move beyond an emergency response to
COVID by systemically considering human development as one of the
three key priority areas for all partner countries in EU programming

◊ reshuffling the allocations under NDICI and increase the budget line
for thematics, ensuring the “global challenges” subsection can meet all
of the EU’s commitments by funding it to at least €4.5 billion

◊ abiding by the EP report on the NDICI that recommended a maximum
of €10 billion budget line for guarantees, and ensuring the local private
sector takes priority

◊ ensuring transparency and accountability of EU programming by involving CSOs and local organisations, with a special focus on vulnerable
groups – especially LGBTQ+ communities, disabled people, women and
youth – in all levels of program-design and implementation

prioritizing health as both a stand-alone and cross-cutting consideration in any future EU-Africa partnership, emphasizing the need to go
beyond investment in Dx, Tx, and Vx to support local capacities and the
strengthening of health systems

 

Read the full policy note here

Policy Note_Prioritising global health in EU development programming

AIDE AU DEVELOPPEMENT : ET SI ON COMMENCAIT PAR LA BASE?

Dans un contexte de crise sanitaire sans précédent, Action contre la Faim, Action Santé Mondiale, Coalition Education, Coalition Eau, One, Oxfam et Solidarité Sida lancent la campagne “Aide au développement, et si on commençait par la base?” 

Nos organisations rappellent à la France ses responsabilités vis à vis des pays les plus pauvres et insistent sur l’urgence de renforcer l’impact social de son aide au développement. 

La pandémie de la Covid-19 et ses conséquences mettent à mal l’accès aux services les plus basiques – tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’hygiène ou encore les systèmes de protection sociale – partout dans le monde, mais les répercussions sont d’autant plus préoccupantes dans les pays les plus pauvres, avec un creusement des inégalités alarmant. Ces services sociaux de base souffrent d’un désinvestissement chronique des Etats, mettant en péril la vie de millions de personnes, et notamment celle des populations les plus vulnérables et minorisées. L’Afrique subsaharienne – qui compte des taux de pauvreté parmi les plus élevés du monde – est particulièrement menacée. Pourtant, les investissements de la France ne sont pas à la hauteur des besoins et de l’urgence de la situation : en 2018, ces services représentent moins de 20% de l’aide française au développement.

Nos organisations demandent à la France de mener une politique de coopération au service de la réalisation des droits fondamentaux de tou·te·s et de l’accès universel et équitable à des services sociaux de base publics, abordables et de qualité. Une condition essentielle à la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde, notamment de genre. 

C’est pourquoi la France doit urgemment renforcer son engagement financier en faveur de ces services essentiels, en y consacrant à minima 50% de son aide au développement et en mettant la priorité sur les dons et l’appui au secteur public dans les pays les plus pauvres et la lutte contre toute forme de privatisation discriminante.

La nouvelle loi de programmation relative à la solidarité internationale et la lutte contre les inégalités mondiale attendue en Conseil des Ministres en novembre, le sommet Finance in common qui rassemblera à Paris l’ensemble des 450 banques publiques de développement mais également les nouvelles stratégies cadre de l’Agence Française de Développement (Stratégie 100% Lien Social et Cadre d’objectifs et de moyens) sont autant d’opportunités politiques de mettre les services sociaux de base au coeur des financements pour le développement.

“Aide au développement, et si on commençait par la base?”